En ce moment, le jardin tourne au ralenti. Tout est au repos. La nature reprend son souffle… mais le printemps, lui, se rapproche doucement. C’est donc le moment idéal pour prendre un peu d’avance et nourrir la terre. Apporter du fumier maintenant permet de lui laisser le temps de se décomposer et de libérer les nutriments indispensables à la croissance de nombreux fruits et légumes.Le fumier a plus d’un tour dans son sac : il améliore la structure du sol, ce qui est particulièrement précieux sur nos terres lourdes et argileuses. Il réveille aussi toute la vie souterraine : vers de terre, bactéries, champignons… Bref, tout ce petit monde qui travaille gratuitement pour nous. Et un sol vivant, c’est la promesse d’un potager généreux.Il existe plusieurs types de fumier. Le fumier de vache bien décomposé est souvent considéré comme le top du top pour les tomates et les courgettes, de grandes gourmandes. Mais comme les vaches ne se promènent pas vraiment autour du jardin, on se tournera plus facilement vers le fumier de cheval. À condition qu’il soit bien mûr, l’idéal étant de le mélanger avec du compost végétal. Attention toutefois : pas de plantation dans du fumier frais, sous peine de voir les racines finir en barbecue.
Comment s’y prendre ?
À la fin de l’automne ou en hiver, apportez le fumier. S’il est très frais, laissez-le composter au moins six semaines. Ensuite, étalez-le sur la parcelle, incorporez-le légèrement à la terre, mélangez avec du compost végétal et terminez par un bon paillage. Laissez encore travailler la nature pendant trois à quatre semaines avant de planter. Et surtout, ne laissez pas le sol nu : sinon, une bonne partie de ce festin risque de partir avec les pluies.Bonne nouvelle : le fumier peut aussi s’utiliser en fin de printemps pour des plantations de fin d’été, comme les choux ou les salades, qui raffolent de l’azote. En résumé : fumier et compost sont les carburants du potager. Bien utilisés et bien anticipés, ils font toute la différence. Les périodes calmes, comme l’hiver, ne sont donc pas si calmes que ça… sous la surface, ça bosse dur !