Baptiste Clarke
Thierry D.
06 Mar
06Mar


Face au défi du changement climatique, nos jardins ne restent pas les bras croisés ! Entre hausse des températures et rareté de l’eau, l’avenir de nos potagers passe par l’adaptation. C’est avec cette vision que les jardins partagés de la région (Caylus, Sablassou, Clapiers...) se mobilisent autour d'un projet passionnant : l'accueil de légumineuses venues d'ailleurs.

Pourquoi les légumineuses ?

Le secret de ces plantes (haricots, pois, fèves...) réside dans leurs racines. En s'associant à des bactéries naturelles, elles "capturent" l'azote de l'air pour se nourrir. Résultat : elles enrichissent le sol naturellement, sans besoin d'engrais chimiques. Un vrai cercle vertueux pour l'environnement !

L’expérience : des variétés « exotiques » sous nos latitudes

Réunis autour de Jean-Jacques Drevon et de représentants de plusieurs jardins locaux, nous avons lancé une expérimentation concrète. L'idée ? Tester des variétés capables de s'épanouir en pays chauds et secs pour voir comment elles se comportent chez nous.

  • Le catalogue : Une quinzaine de variĂ©tĂ©s (haricots, desmodium, pois, lentilles) vont ĂŞtre mises Ă  l'Ă©preuve.
  • Le protocole : Pas de laboratoire complexe, mais de l'observation rigoureuse ! Nous allons compter les gousses, peser les graines et mĂŞme observer les racines pour vĂ©rifier la bonne santĂ© des plantes.
  • Sur le terrain : Ă€ Caylus, c’est Josy qui sera la "gardienne" de nos parcelles d'essai dès le printemps.

Une dynamique collective et scientifique

Ce projet dépasse les frontières de nos clôtures. Grâce à l’implication de Thierry, qui porte le dossier auprès de la Métropole, et aux conseils d’experts de l’IRD comme Mathieu Thomas, nous connectons le savoir académique à la terre de nos quartiers. Même si l'accueil de stagiaires agronomes est un défi pour cette année, l'enthousiasme est là : les semis sont prévus entre mi-avril et mi-mai.


Le saviez-vous ? Les graines que nous allons tester pourraient provenir directement de programmes de recherche au Sénégal. Une belle manière de tisser des liens de solidarité et de savoir entre les deux rives de la Méditerranée.

Nous vous tiendrons informés de l'avancée des pousses dès les premiers rayons du soleil printanier !

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